La question climatique est loin d’être résolue, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire : ni en ce qui concerne sa complexité, ni ses causes, ni ses effets, ni les mesures à prendre ou à ne pas prendre.
Le climat n’a cessé d’évoluer depuis la naissance de la Terre, et nous avons peur de tout changement.
Confronté à un déluge d’informations et d’opinions émanant d’autorités qui prétendent me dire quoi penser et quoi faire, j’ai préféré prendre le temps de comprendre ce qui se passe et de me forger ma propre opinion.
Je la propose ici en toute indépendance.
Quiconque souhaite vérifier ce que j’écris peut le faire, au prix d’un peu de temps et d’attention. Les autres sont priés de bien vouloir me faire confiance.
Veuillez y jeter un œil attentif, car ce texte est loin d’être conventionnel ou banal.
Si cet exercice contribue à éclairer d’autres personnes, alors il aura servi plus d’une fois.
Le climat peut être observé à l'aide de paramètres physiques similaires à ceux utilisés pour caractériser la météo, mais ceux-ci doivent être suivis sur une période beaucoup plus longue, de l'ordre de siècles et de millénaires. Seules des analyses statistiques de longues séries permettent de déterminer si les variations indiquent ou non des changements significatifs.
Pour comprendre comment les paramètres interagissent, il est nécessaire de se référer aux lois établies de la physique et de la chimie, ou d’en proposer de nouvelles s’il existe des preuves suffisantes pour les établir. Dans les études climatiques, l’accent est principalement mis sur les échanges de matière et de chaleur ainsi que sur le rayonnement électromagnétique.
Les systèmes climatiques sont chaotiques, non linéaires et étroitement imbriqués. Aucune solution unique ne peut être obtenue par une combinaison de toutes les équations pertinentes. C'est pourquoi des modèles peuvent être utiles pour se rapprocher de la réalité et tester divers scénarios. Cependant, ils ne doivent pas être utilisés pour produire des récits in silico, pour faire des découvertes scientifiques, ni pour servir de preuves à des projections spéculatives sur l'avenir
La controverse sur le climat s'articule autour de quatre thèses :
L'utilisation de modèles pour « faire de la science » est abusive. La comparaison des résultats de divers algorithmes ne fait que mettre en évidence leurs différences et ne permet pas d'en faire la moyenne afin d'établir une soi-disant « vérité ».Dans l'ensemble, les modèles sont en surchauffe, c'est-à -dire que les résultats de leurs calculs dépassent les observations instrumentales.
Des scénarios potentiels, jusqu’en 2100 et au-delà , sont définis pour comparer les modèles entre eux. Ils doivent être plausibles.
Des événements catastrophiques isolés sont systématiquement attribués à des causes anthropiques du changement climatique. Il s’agit d’un abus d’une statistique impossible et d’une forme de pseudoscience.
Ma position personnelle n’est ni celle d’un climato-naïf ni celle d’un sceptique.
Je rejette catégoriquement l’étiquette diffamatoire de « négationniste ».
Je n’ai aucun doute fondamental quant aux faits observés et aux phénomènes sous-jacents.
Cependant, de nombreuses projections ne sont pas plausibles. Il existe une contradiction flagrante entre l’inertie dont les systèmes climatiques ont fait preuve au cours de l’histoire et l’appel à une mobilisation générale en faveur d’un « état d’urgence climatique ».
Les annonces de catastrophes futures sont malhonnêtes et reposent sur les scénarios les plus exagérés et les moins plausibles. Les économistes se disputent entre eux pour ne pas s’accorder sur les pertes ou les gains potentiels résultant des scénarios climatiques. En vertu d’un mandat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, les effets positifs sont systématiquement ignorés.
Des politiques d’atténuation (avant tout la décarbonisation) sont promulguées qui sont futiles, extrêmement coûteuses et également injustes au regard des priorités mondiales en matière de développement. Il convient de privilégier les stratégies d’adaptation.
Les grandes incertitudes scientifiques ne doivent pas être balayées par des certitudes politiques.
S'il est raisonnable que la société se sèvre progressivement des combustibles fossiles, il est illusoire de l'imposer de manière urgente sans solutions réalistes et abordables, et criminel de tenter de le faire quoi qu'il en coûte.
La « causa climatica » n'a pas été inventée juste pour quelques degrés de réchauffement. C'est une occasion unique de prendre toute l'humanité en otage à des fins idéologiques, sans parler de favoriser de nouvelles affaires lucratives.